Laboratoires de thÉorie et d'histoire LTH1 - LTH2


Accord de participation

 

Les dispositifs anti-bruits de bord de route

Cette étude, menée en collaboration avec URBAPLAN SA, propose une réflexion sur les dispositifs anti-bruits de bord de route en Suisse (soit les murs, les parois, les écrans anti-bruits, etc.), et leur impact architectural, urbain et paysager.

 

Accord de participation avec URBAPLAN SA.

Publication:
Les résultats de cette étude ont fait l'objet d'un rapport interne à URBAPLAN, en décembre 2004.
Groupe d’étude:
Bruno Marchand, professeur
Nicolas Bassand, assistant
Groupe de suivi:
Fred Wenger, URBAPLAN SA
Pascal Chenillod, URBAPLAN SA

Ltha - EPFL accord de participationCette étude est consacrée aux dispositifs anti-bruits de bord de route qui sont issus du contexte suivant.

Depuis l’après-guerre, la mobilité automobile ne cesse d’augmenter et les nuisances diverses qui en découlent se traduisent notamment par une forte augmentation des émissions sonores.

Pour pallier ce problème, différentes stratégies sont mises en place pour réduire le bruit en Suisse. Et parmi elles, il existe notamment des mesures limitant la propagation du bruit aux moyens de dispositifs anti-bruits de bord de route (murs, parois, écrans, etc.).

Depuis trente ans, ces dispositifs se déploient de plus en plus le long des routes suisses et il faut s’attendre à voir leur champ d’application se développer encore ces prochaines années, plusieurs projets d’assainissement acoustique étant actuellement envisagés sur des bords de route (routes nationales, cantonales, communales) en milieu urbain.

Or, pour une grande part du marché des dispositifs anti-bruits, les solutions sont standardisées et préfabriquées par des entreprises spécialisées dans l’équipement routier.

Au vu, notamment, des changement d’échelle des projets à venir (des autoroutes aux routes en situation urbaine), le moment semble adéquat pour prendre une distance critique par rapport aux réalisations de ces trente dernières années et il semble fondamental de mener une réflexion sur leur impact architectural, urbain et paysager en les analysant au moyen d’une série de critères de conception et de réalisation.

Mais au juste, quelles sont les critères qui président à la conception et à la réalisation de dispositifs anti-bruits en Suisse depuis une vingtaine d’années ?

Est-ce que l’on peut constater une récurrence des mêmes critères ou, au contraire, les projets renvoient à des approches distinctes?

Trois autres questions prolongent le contenu de ces questions préalables:


- Est-ce que le dispositif anti-bruit doit assurer une unité de langage architecturale et territoriale, que ce soit à l’échelle locale, régionale, voir nationale ou au contraire doit-il être diversifié, circonstancié, en fonction des contextes géographiques, du niveau d’urbanisation et des éventuelles lacunes équipementaires et programmatiques du tissu urbain adjacent à la route?


- Est-ce que le dispositif anti-bruit doit être a priori plus considéré comme un équipement, intégrant complètement le langage constructif et technique de la route (est-il uniquement du domaine des infrastructures routières comme un dispositif de glissière d’autoroute?) ou est-ce qu’il doit affirmer un langage architectural propre à un mobilier urbain, soit propre aux caractéristiques de l’espace public (comme un banc ou un arrêt de bus ) ?


- Est-ce que le dispositif doit être une construction effacée ou un événement construit ?

Dans la lignée de ces interrogations, l’étude, à caractère exploratoire, s’est donné pour tâche de procurer une série d’enseignements et s’est fixé les objectifs suivants :


-Revenir sur des considérations fondamentales propres au mur et mettre en lumière ses incidences sur la conception et la réalisation du dispositif anti-bruit en milieu urbain


-Analyser une production non-standardisée de dispositifs anti-bruits et chercher à en dégager des qualités premières (insertion urbaine, usage, matière, temporalité) ainsi que leurs aspects architecturaux, urbains et paysagers, de sorte à produire des enseignements pour les futurs opérations envisagées en milieu urbain


-Proposer des critères qui permettent d’approcher le dispositif anti-bruit sous un autre angle que son but habituel (la réduction sonore).

Domaines d'activité de l'AIC

  • Théorie critique architecturale et urbaine
  • Formation spatiale dans l'architecture contemporaine
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  • Ville et territoire urbanisé et développement durable
  • Structure d'accueil et développement durable
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