Laboratoires de thÉorie et d'histoire LTH1 - LTH2


Accords de participation

 

Paysage en mutation. Une approche culturelle

Une étude sur le paysage tel que nous le percevons aujourd'hui, entreprise en collaboration avec le Service de l'aménagement du territoire du canton de Vaud. L'approche théorique du paysage apportée par le LTH a complété les points de vue naturels du Service des forêts, de la faune et de la nature, des Améliorations foncières et du département du Génie Rural (EPFL) dans cette grande étude transdisciplinaire.

 

Publication:
Les résultats, concernant l'ensemble de l'étude (les deux volets), ont fait l'objet d'un rapport interne au SAT en décembre 2004.


Groupe de travail:
Sylvain Malfroy, professeur
Bruno Marchand, professeur
Nicolas Bassand, assistant
Groupe de suivi:
Hubert Silvain, SAT (2000-2001)
Michèle Tranda-Pittion, SAT (2002-2003)


Ltha - EPFL accord de participationCette recherche est intégrée au projet «Agriculture et gestion intégrée du contexte environnemental» (AGICE), qui fut d’abord soutenu par le Service des Forêts, de la Faune et de la Nature et celui des Améliorations foncières.

Dans un premier temps, l’étude menée par l’Institut d’Hydrologie et Aménagement du Département de Génie rural de l'EPFL portait exclusivement sur des considérations environnementales et agricoles. A ce volet lié à l’analyse des aspects physiques du paysage fut intégrée une approche historique et culturelle confiée à l’Institut de Théorie et d’Histoire du Département d’architecture.

Le caractère pluridisciplinaire de cette étude anticipait en quelque sorte la création de la Faculté Environnement Naturel, Architectural et Construit (ENAC), regroupant les départements d’Architecture, de Génie civil et de Génie rural.

Le volet «Paysage et Histoire», mené par l’ITHA, visait à relier l’observation des aspects physiques du paysage à un cadre collectif d’interprétation et de transmission de ce paysage, conçu comme un ensemble de valeurs et de significations.

L’approche de l’espace en termes de paysage dénote un changement de sensibilité du monde contemporain qui ne se satisfait plus des notions sectorielles de territoire et d’environnement prévalant jusqu’ici. Le paysage inclut une composante subjective qui fait intervenir le vécu et le senti des gens établis dans un certain espace et transitant à travers lui.
Cependant, le paysage participe à la formation des identités collectives et trouve une objectivité quand des valeurs esthétiques sont reconnues dans des groupes sociaux ou qu’elles y sont débattues. Dès cet instant, un processus interactif prend place dans le temps conférant au paysage une réalité historique. Le paysage est en quelque sorte le miroir de la société, à laquelle il procure l’occasion d’évaluer et de réinterpréter sans cesse le résultat de son action collective. Le désir de promouvoir le paysage comme valeur d’intérêt général est un fait éminemment culturel.

Le périmètre d’étude est situé dans le district d’Echallens. Il correspond approximativement à celui des modules agricoles et milieux naturels. La démarche et les résultats obtenus sont les suivants:
- précision d’un cadre conceptuel permettant de caractériser les questions spécifiques gravitant autour de la notion de paysage
- repérage des sources historiques documentant la genèse du paysage, exploration de l’iconographie (photographie, peinture) et de la production littéraire (essais, poésie, guides de promeneurs)
- reconnaissance du terrain et explicitation des matériaux (morphologie du terrain, oro- et hydrographie, réseaux de cheminements, découpages fonciers, végétation, construction, etc.).

Ces premiers résultats ont fait l'objet d'un rapport intermédiaire en mars 2001. L’étude qui a suivi s’est articulée autour d’une enquête sociologique auprès d’un échantillon de population; celle-ci a révélé, d’une part, la pluralité des perceptions, des usages et des pratiques d’appropriation des valeurs liées au paysage, et, d’autre part, les traits distinctifs que tous s’accordent à reconnaître au paysage du Gros-de-Vaud. Un document intermédiaire, thématisant les composantes paysagères débattues dans les enquêtes, a été produit en janvier 2002 (diffusion interne au groupe des séances plénières AGICE).

A partir de ces données, les partenaires de l'étude ont jugé digne d'intérêt de poursuivre la démarche, en se concentrant sur l’impact que la sensibilité au paysage peut avoir sur les pratiques courantes d’aménagement. Il a été question d’expliciter les obstacles qui font barrage à la modification de certains usages et empêchent de choisir parmi plusieurs possibilités les stratégies de préservation souhaitables.

L’objectif était aussi d’intensifier l’intégration interdisciplinaire des analyses produites. Dans cette optique, il a été choisi de se concentrer sur l’observation des composantes paysagères végétales. C'est ainsi qu'a été signé, entre les mêmes partenaires, un deuxième avenant à l'accord de participation AGICE, l'étude étant confiée à la direction du professeur Sylvain Malfroy, Laboratoire d'Histoire de la Ville et de la Pensée Urbanistique de l'Institut du Développement Territorial (ENAC-INTER-LHVPU), en collaboration avec le LTH.

Domaines d'activité de l'AIC

  • Théorie critique architecturale et urbaine
  • Formation spatiale dans l'architecture contemporaine
  • Typologie d'édifices publics
  • Ville et territoire urbanisé et développement durable
  • Structure d'accueil et développement durable
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Contacts

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Station 16
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